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La production associative s’organise dans les régions !

C’est l’été et les processeurs commencent à chauffer ! Alors que la plateforme n’est maintenant plus qu’à quelques semaines d’être opérationnelle, LabFilms prépare petit à petit l’arrivée du service au sein des réseaux associatifs de cinéma autoproduit. 

Le mois de juin était riche en rencontres et débats pour LabFilms, puisque nous sommes intervenus dans trois villes pour parler cinéma associatif, nouveaux outils de production et plateformes collaboratives. 

Nous étions ainsi présents le 14 juin à Paris au Festival Le Court Nous Tient pour participer à la table ronde “Cinéma 2.0” et discuter des nouveaux outils numériques destinés à faciliter les démarches pour faire et diffuser des court-métrages. La session était filmée et sera bientôt disponible au visionnage. 

Le 15 juin, nous étions près de Rennes au Festival du Film de l’Ouest (Courts en Betton) pour une rencontre pour le moins importante : celle des réseaux de cinéma associatif de cinq grandes régions venus échanger sur la production associative de leurs territoires respectifs. Une rencontre qu’on pourra dire inaugurale, puisque les fondations d’un futur réseau national de cinéma associatif semblent bien avoir été posées ce jour-là… 

De notre côté, on est revenus avec plein de nouvelles idées pour développer l’activité autoproduite en régions et travailler avec les réseaux préexistants partout en France, par le biais et au-delà de notre plateforme web. Merci au réseau R.A.P.A.C.E. pour l’organisation de cette première rencontre indispensable ! Des images et vidéos arriveront bientôt également.

Le 25 juin enfin, nous présentions l’interface de LabFilms.org Version 1 en avant-première in-ter-ste-llaire à Strasbourg, devant les associations locales de l’audiovisuel amateur ou/et professionnel. L’occasion de parler du réseau associatif local que nous souhaiterions coordonner et de mobiliser des primo-utilisateurs pour le bêta-test de la plateforme, prévu durant l’été. Ce bêta-test sera également ouvert à certains de nos contributeurs Ulule, comme prévu dans leurs contreparties.

Vous avez un peu d’expérience dans la création audiovisuelle et mourrez vous-même d’envie de tester LabFilms en avant-première durant l’été ? Contactez-nous, nous cherchons des gens motivés pour créer de belles pages profils et lancer leurs projets sur la plateforme !

Sortie nationale prévue la première semaine d’octobre ! Parlez-en autour de vous !

 

L’équipe Labfilms

 

Retrouvez la newsletter complète du mois de juin ICI !

“Garden Party” – Le court-métrage étudiant nominé aux Oscars

Garden Party, 2016 ; Réalisé par Gabriel Grapperon, Victor Caire, Théophile Dufresne, Lucas Navarro, Florian Babikian, Vincent Bayoux

D’une salle de classe aux prestigieuses marches de la cérémonie des Oscars, qui sait jusqu’où un talent artistique peut vous mener ? C’est ce victorieux chemin qu’ont suivi six anciens étudiants en animation de l’école MoPA d’Arles (Bouches du Rhône), dont le projet de fin d’études leur a permit de faire valoir leur travail aux yeux du monde en 2018.

Court-métrage en trois dimensions berçant notre regard grâce à de superbes jeux de lumière et d’un réalisme bluffant, Garden Party, réalisé en 2016 et d’une durée de sept minutes, conte l’histoire de crapauds et grenouilles arpentant le terrain d’une villa abandonnée. Les réalisateurs ont même pris l’initiative d’élever de véritables amphibiens durant leur processus de création, avec l’objectif de se rapprocher le plus possible d’un naturalisme unique.

Dès sa sortie, les étudiants, se sont vus enchaîner les récompenses et les considérations, 45 au total ! Jusqu’à avoir l’agréable surprise de pouvoir concourir à la 90è cérémonie des Oscars pour la statuette du meilleur court-métrage d’animation. Bien qu’ils ne l’aient pas obtenue, la nomination n’en est pas moins remarquable.

 

Retrouvez tout l’envers du décor sur la chaîne youtube des concernés juste ici !


 

Bande-annonce de Garden Party

 

Rédigé par Grandjean Marion

La création régionale à l’honneur !

Le projet LabFilms, qu’est-ce que c’est, ça en est où, c’est pour quand ? …

 

   Ça se rapproche !

   Alors que du côté de l’industrie, le festival de Cannes s’achève dans les paillettes et sous les projecteurs, du côté de l’internet, les câbles s’emmêlent, les 0 et les 1 défilent, les tasses s’empilent et les fronts dégoulinent dans l’espace en surchauffe du sous-sol des développeurs de LabFilms. Le glamour est encore loin… Hé, mais le bricolage a son charme aussi, non ? Et comme c’est encore mieux quand c’est partagé, il pourra bientôt se redéployer en réseau, à travers les tuyaux – plus tellement en friche – du World Wide Web… 

   LabFilms arrive, tel un tiers-lieu collaboratif dans l’océan trop routinisant du web, en marge et en appoint des grands silos de navigation que sont les grandes plateformes balisant un peu trop nos errances digitales. 
 
   Le cinéma sauvage est un domaine en friches comme il en faut, depuis lequel poussent les talents, s’expriment les franc-tireurs, et s’épanouissent les amateurs passionnés. Il aura bientôt son espace dédié, et on vous fait confiance pour le faire vivre et rayonner, que vous soyez professionnel en devenir, amateur de cinéma, créateur impertinent ou simplement professionnel libre le week-end !

   On en profite pour vous annoncer la liste des cinq films  pré-sélectionnés par LabFilms pour le Festival du Film de l’Ouest. Félicitations aux équipes ! 
Pour soutenir une pluralité de registres de qualité cinématographique et audiovisuelle, nous avons réalisé une sélection très diversifiée en termes de démarches de production, de niveau de professionnalisme et de genres de films. 

 

   Les deux court-métrages retenus au festival par l’équipe FFO figurent en tête de la liste.

Ode à la vie, de Coline Declef, production autonome (projeté le 15 juin au Festival du Film de l’Ouest)
PROXIMA-B, de Fabien Fuhrmann, Kinane Moualla, Bastien Dreyer, David Heitzmann, Bartosch Salmanski, collectif Atlantis (projeté le 15 juin au Festival du Film de l’Ouest)
Conscient, de Guillaume Erbs, association Agora 
Freeze Time, de Thomas Andrezeczyk, association Pictural Things
Wendy, de Chris Le Guelf & Léo Amiot, association Le Bruit des Courts 

 

Au fait, on parle de nous ici

 

LabFilms, bientôt sur vos écrans !

Ces dernières semaines, l’équipe LabFilms s’est faite relativement discrète sur les réseaux. Le calme après la tempête de fin d’année autour de notre campagne Ulule. A ce propos, toutes les contreparties ont normalement été envoyées à ce jour. Vous n’avez pas reçu les vôtres ? Ecrivez-nous vite pour que l’on corrige cela ! 😉 

Toutes les contreparties, ou presque, car reste la plus importante : la plateforme LabFilms bien sûr. C’est bien là-dessus – et sur les financements – que nous avons le plus travaillé ces derniers temps, en sous-marin, à l’ombre des réseaux sociaux.

Toute la promesse de LabFilms réside dans cet outil numérique partagé que notre association a pour but de mettre en place et de faire vivre. Nous avons donc longuement échangé avec nos développeurs pour construire la meilleure version de lancement possible, pour aboutir au meilleur compromis possible au regard des finances disponibles et par rapport aux objectifs et valeurs fondamentales du projet. Des finances que nous avons bien sûr travaillé à accroître, en poursuivant notre collecte de subventions et en remportant notamment le concours national d’innovation sociale La Riposte au mois de mars ! Une très belle récompense qui confirme le sens de ce projet, que nous avons défendu devant un jury de professionnels durant trois tours successifs, parmi 114 autres associations candidates.

En parallèle de ce travail de fond, nous avons commencé à recenser les associations de création audiovisuelle de la région Grand Est, afin d’initier la constitution un réseau régional de valorisation et de coordination de la production associative, à la fois autour et au-delà de la plateforme LabFilms. Le partenariat de sélection de films que nous réalisons avec le Festival du Film de l’Ouest va dans ce sens. C’est finalement 5 court-métrages régionaux, représentatifs d’une diversité marquée de styles, de genres et de modes de production, que nous leur avons fait parvenir, parmi la quarantaine que nous avons reçue suite à notre appel à films. Le FFO en choisira un ou deux pour le(s) projeter au sein d’un florilège des meilleurs productions associatives de plusieurs régions, durant une séance spéciale du festival en juin prochain.

Nous vous annoncerons notre sélection et le(s) court-métrage(s) projeté(s) dans les prochaines semaines !

Aujourd’hui, la plateforme LabFilms.org est sous les lignes de code et devrait être prête en version bêta entre fin juin et début juillet. Les premiers à pouvoir tester cette version seront, d’une part, nos partenaires associatifs et d’autre part, les contributeurs Ulule ayant sélectionné les lots de 35€ et plus. Ils pourront immédiatement nous faire part de leurs impressions, suggestions, critiques, en plus d’être les tout premiers à s’établir sur le réseau ! Quelques jours après, tous les autres contributeurs Ulule auront à leur tour accès à la plateforme. Ils pourront également nous faire des retours et commencer à réseauter.

La dernière étape sera pour la rentrée de septembre, où LabFilms.org ouvrira ses portes à tous les passionnés de création ciné et audiovisuelle.

Restez connectés, préparez-vous et parlez-en autour de vous, l’aventure commence très bientôt !

L’équipe LabFilms

LabFilms au travail !

Bonjour à tous ! 

Après quelques jours pour souffler, l’équipe LabFilms – toujours autour d’un verre 🍻 – s’est réunie pour planifier la suite des opérations ! Pas d’inquiétudes, vos contreparties bien méritées sont déjà en cours de préparation et nous reviendrons vers vous très prochainement à ce sujet !

💻L’autre affaire importante qui nous concerne ici est bien sûr celle du développement informatique de la plateforme. Les premières lignes de code se profilent pour janvier tandis que se montent déjà les prochains dossiers de subventions.

🗂 En termes de gestion associative, l’équipe se réorganisera quelque peu dès le début de l’année prochaine. Les mêmes restent, le comité de direction évolue et de nouveaux adhérents sont les bienvenus ! L’assemblée générale de début 2019 (à Strasbourg) sera ainsi l’occasion pour tous ceux qui le souhaitent de venir échanger sur les futures fonctionnalités et la gestion collective de la plateforme. 🗣

L’un des objectifs centraux de l’association LabFilms étant de structurer le réseau de création audiovisuelle autoproduite et de favoriser les liens avec le milieu professionnel, nous avons à cœur de créer des moments d’échanges non pas seulement en ligne, mais également à l’occasion de telles assemblées.

🤓A plus court terme, nous faisons le choix de nous concentrer au maximum sur le développement de la plateforme pour sortir au plus vite une première version du site. Spoiler alert : ce ne sera pas d’emblée la version « full premium XXL » mais plutôt une base solide de démarrage pour commencer à structurer le réseau, et surtout pouvoir le faire évoluer avec vous.

Durant cette période, notre newsletter et notre blog axés sur la création audiovisuelle autoproduite passeront un peu au second plan, mais nous y reviendrons au plus vite ! D’ailleurs, nous recherchons constamment des rédacteurs ➡️ contactez-nous ! Rédigez pour LabFilms, faisons vivre le réseau autoproduit 😊

On vous attend au portillon et on se remet tout de suite au travail pour promouvoir le cinéma autoproduit, favoriser l’émergence et fédérer les créateurs sur les territoires !

Campagne réussie !

🤩 Un immense merci à tous ! 🤩

Grâce à vous, nous sommes parvenus à atteindre notre objectif et à réunir 15 225€ pour initier le développement informatique de la plateforme LabFilms ! Nous sommes très touchés par votre mobilisation autour de ce projet de longue haleine, qui marque aujourd’hui une étape importante.

Cela n’a pas été facile ! Le projet LabFilms a émergé spontanément hors de toute affiliation institutionnelle ou professionnelle et s’est constitué autour d’une équipe associative formée sur mesure. Des partenaires et parrains s’y sont associés ensuite, et nous les remercions aujourd’hui grandement pour leur confiance et leur accompagnement.

N’ayant jamais été active dans l’évènementiel et n’étant pour cette raison pas encore insérée dans le circuit balisé des subventions publiques territoriales, notre association a dû faire connaître son projet sur la seule base de sa qualité conceptuelle et de la détermination de ses membres pour le mettre en œuvre.

Comment, en effet, activer l’intérêt et le désir sur un service qui n’existe encore qu’en principe (et en graphisme ! – grâce à notre super webdesigneuse Doriane), sans bénéficier d’une réputation préalable au sein du milieu associatif ou audiovisuel et sans non plus pouvoir s’appuyer sur une quelconque communauté en ligne préexistante ? Un vrai défi !

Tout est parti d’une intention, d’une intention forte transformée en mobilisation autour d’un unique objectif : créer une plateforme utile à tous les passionnés de création cinématographique et audiovisuelle autoproduite. Utile créativement et utile professionnellement – car l’autoproduction est loin de se réduire à l’amateurisme, elle peut être aussi bien une voie de passage qu’un espace d’inventivité et de prise de risque artistique. LabFilms, c’était donc au départ l’idée d’un territoire numérique dissociant les frontières entre création amateur et pratique professionnelle, pour privilégier le simple fait de FAIRE des films.

Aujourd’hui, nous avons pu nous appuyer sur vous pour rendre ce projet un peu plus réel. Aujourd’hui, nous allons pouvoir commencer à mettre les mains dans le code pour matérialiser numériquement (oui, oui matérialiser numériquement) une architecture informatique encore à l’état virtuel. Nous allons tout faire pour créer et mettre à votre disposition la meilleure interface web possible pour vos projets audiovisuels. Et nous avons à cœur de rester à l’écoute des remarques de chacun quant au développement de la plateforme.

Ce développement se fera par étapes progressives et en concertation avec tous ceux qui souhaiteront prendre part aux échanges, y compris d’autres associations de médiation et de création audiovisuelle. Merci d’y avoir cru, merci d’y avoir contribué, et vive la création collective !

Du cinéma mais par en bas ! – La sélection de Rock # 6

Chaque mois, Rock Brenner met en avant pour LabFilms une sélection de films auto-produits qui valent le détour !

JE NE BOIS PAS de Jean-Marie Villeneuve
De nos jours, dire qu’on ne boit pas d’alcool c’est comme dire qu’on ne vote pas aux élections présidentielles. Pour mieux comprendre ce qu’il y a de plaisant dans l’alcool, Jean-Marie décide de s’y mettre…
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TURBO VOMI de Yannick Lecoeur
Impossible à résumer.
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STEVEN GOES TO THE PARK de Claudia Cortés Espejo
Issu de l’école Belge La Cambre, ce court-métrage d’animation va vous emmener vers une direction inattendue…

Trouver des collaborateurs : on met quoi dans un bon dossier ?

Nous poursuivons cette semaine notre série d’articles à l’usage des scénaristes. Cliquez ici pour découvrir les précédents sujets pour vous aider à faire aboutir vos projets !

Par Marine Gral, consultante scénario en région lyonnaise.

Une fois que le scénario est prêt et que la note d’intention est rédigée, qu’est-ce qu’on fait ? Le premier réflexe d’un auteur débutant est souvent d’inonder toutes les boites aux lettres et/ou boites mails des producteurs de la ville (voire du pays), pour être certains d’avoir ratissé assez large. Plutôt que cette « bouteille à la mer », il est nettement préférable de s’armer d’un peu de patience et d’étudier les différentes sociétés de production de plus près. En dégageant notamment leur ligne éditoriale[1] (si elles en ont une) ou leurs spécificités[2], grâce à ce travail de recherches, l’auteur peut ainsi éliminer toutes celles qui ne sont pas concernées ou ne seront a priori pas intéressées par son projet. Ce premier tri effectué, le scénario et la note d’intention peuvent être envoyés aux sociétés sélectionnées. Néanmoins, une des meilleures façons de rencontrer des collaborateurs (réalisateurs, équipes techniques) et des producteurs est de donner de la visibilité à son projet. Vous pouvez pour cela soumettre votre projet à une demande de subvention (bourses de réécriture, résidences d’auteurs…) ou vous rendre aux différents évènements organisés autour du scénario ou plus généralement du cinéma (rencontres, festivals). En effet, dans certains festivals, les scénaristes ont la possibilité de pitcher[3] leur projet devant un public composé en partie de producteurs et de professionnels du cinéma. Il est même parfois possible d’accéder à une rencontre en tête à tête avec un ou plusieurs d’entre eux, en tant que récompense (prix gagné à un festival par exemple), lors de certains évènements. À ce moment-là, il faut absolument être bien préparé, afin de mettre toutes les chances de son côté.

Pour ce faire, un bon dossier est donc primordial. En effet, même si le scénario et la note d’intention sont deux des éléments principaux que vous devez pouvoir présenter, pour montrer que votre projet est abouti, d’autres documents peuvent vous aider. Le synopsis sera d’ailleurs préféré au scénario entier, car, moins long, il permet, dans le cadre d’une première lecture, de se faire une bonne idée du récit.

Vous pouvez également joindre à ce dossier un CV, notamment si vous avez déjà écrit ou réalisé des films, primés ou non, diffusés en salles ou en festivals, par exemple. Cela met évidemment en avant votre professionnalisme et votre sérieux, puisque vos précédents projets ont abouti et, s’il s’agit de collaboration, de votre capacité à travailler avec une équipe de tournage par exemple. Si vous manquez d’expériences cinématographiques à mettre sur votre CV, si vous êtes uniquement scénariste et n’avez participé à aucun tournage, ou si vous débutez, pas de panique. Les producteurs – et notamment ceux qui se déplacent pour les rencontres – sont aussi à la recherche de nouveaux talents !

Pour certains, mettre par écrit ses intentions est un exercice difficile (nous l’avons évoqué à propos de la note d’intention). Il est vrai que le cinéma étant une expérience principalement visuelle (et sonore), vous avez peut-être écrit votre scénario la tête remplie d’images. Pourtant, lorsqu’il s’agit de les exprimer à l’écrit, vous ne parvenez peut-être pas à retranscrire l’ambiance que vous aviez imaginée précisément. Le moodboard ou moodbook peut alors vous aider à rendre compte des couleurs, images et ambiances que vous aviez en tête. Vous pouvez en effet rassemblez les photos, images et échantillons de couleurs qui vous semblent utiles pour montrer votre vision du film. Il peut s’agir de costumes, de décors, de nuanciers de couleurs, d’extraits d’autres films… Le moodboard/moodbook et le scénario devant être complémentaires et non pallier les manques l’un de l’autre, il faut néanmoins veiller à ce que le premier illustre le second, qui doit être – et j’insiste – suffisant en lui-même (le scénario doit déjà rendre compte de l’ambiance générale). Le moodboard/moodbook est un complément, mais ne doit pas être indispensable à la compréhension du scénario, c’est d’ailleurs un document facultatif. Vous pouvez également le présenter comme vous le souhaitez : sous forme de tableau (peu pratique à joindre au dossier pour l’envoi toutefois), de classeur, sur une seule page… Laissez parler votre créativité.

Enfin, toujours le même conseil, mais peut-être le plus important : relisez-vous et faites vous relire. Veillez à ce que la présentation de votre dossier soit claire et simple. Le texte doit être justifié et les pages numérotées, cela aide vraiment à la lecture. La longueur du dossier ne fait pas sa qualité, surtout s’il s’agit de « remplissage » (notamment concernant les éléments visuels). Montrer que l’on connait bien son scénario et que l’on est capable d’argumenter ne signifie pas remplir des pages pour donner son point de vue sur tout et rien. Recentrez-vous sur le projet, imaginez- vous qu’on vous le pitche et qu’on vous le présente avec ce dossier. Vous serez ainsi capable de vous rendre compte vous-même de ses qualités et défauts. Il est aussi nécessaire de garder en tête que les producteurs et autres collaborateurs que vous pourrez rechercher, comme les réalisateurs par exemple, sont avant tout majoritairement des passionnés de cinéma. Votre but à tous est donc le même : faire des films. Il est important de voir ces collaborateurs de façon positive plutôt que comme des tyrans qui vont brider votre imagination (producteur près de ses sous), qui vont pervertir votre œuvre (réalisateur avec une vision du projet opposée à la vôtre), qui vont tenter de formater votre film (commission de subvention qui n’aident que les mêmes types projets) … Toutes ces idées reçues et ces fantasmes ne vous aideront pas à avancer et à trouver des collaborateurs motivés qui se lanceront dans l’aventure avec vous. Il suffit pour constater cela de vous rendre aux rencontres qui sont organisées entre les différents acteurs du milieu (réalisateurs, scénaristes, techniciens) dans la plupart des grandes villes, généralement grâce au travail associatif. Un réseau de collaborateurs, amateurs ou professionnels, compétents et impliqués, sera toujours une carte de plus dans votre main.


[1] La ligne éditoriale d’une société peut être de ne produire que des films (ou la majorité) d’un genre par exemple (documentaire/fiction, science-fiction, drame social, comédie, film historique…). Cela peut aussi concerner un ou plusieurs thèmes sur lesquels la société préfère axer sa production (actualités, Histoire d’un pays…).

[2] Certaines sociétés ne produisent que des courts métrages ou bien des films d’animation. D’autres s’orientent vers des coproductions avec l’international, ou encore des types de projets particuliers, comme des téléfilms, des webdocumentaires, ou encore le transmédia.

[3] Présentation orale courte destinée à mettre en valeur les points positifs et les plus pertinents de son projet.


L’auteure

Marine Gral est membre du « comité de lecture de scénario » de l’association L’Accroche Scénaristes (Lyon) et de son Conseil d’Administration. Passionnée depuis toujours par le cinéma, elle est diplômée d’un Master Arts de l’écran et d’un Master professionnel en Coproduction internationale d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles (Université de Strasbourg). Grâce à ses connaissances théoriques et pratiques (lecture de scénarios et analyse de films, rédaction et composition de dossiers de demande de subvention), elle souhaite tout particulièrement aider les scénaristes dans leur processus de création (relecture, réécriture, travail de script doctor), mais aussi les guider dans la composition de leur dossier de production.

LabFilms parie sur vous ! 🎲🎯 Construisons l’outil des créateurs indépendants

Chers abonnés !

Vous êtes plusieurs centaines à vous être inscrits à la newsletter de LabFilms, destinée à vous informer des avancées de notre projet de plateforme. Projet pour lequel notre équipe de bénévoles donne tout depuis plusieurs mois.

Mais c’est aujourd’hui sur vous que nous comptons pour pouvoir réaliser enfin notre ambition : nous avons choisi de parier sur votre motivation à voir émerger la plateforme LabFilms.
D’où la campagne de crowdfunding que nous avons lancée il y a maintenant trois semaines, affichant un ambitieux objectif de 15 000€. Un montant indispensable au lancement du projet.

Pas d’autre choix, il a fallu jouer cartes sur table : tout ou rien. 15 000€ ou pas de plateforme. Notre pari, c’est vous !

LabFilms aujourd’hui, c’est donc plusieurs centaines d’abonnés email, plus de 1600 passionnés de vidéo sur notre page Facebook, mais un nombre de contributeurs comparativement encore restreint sur notre page Ulule pour le moment (83 contributeurs à ce jour).

Nous devons le réaffirmer en toute transparence : LabFilms se fait pour vous, mais LabFilms ne se fera pas sans vous. C’est une certitude.

Nous sommes une association à but non lucratif, pas une start-up. Ce projet sera contributif ou ne sera pas, comme tout projet associatif. Cela fait partie de son identité, cela fait partie de ses valeurs.
Et c’est maintenant ou jamais que vous avez l’opportunité de soutenir ce projet que vous avez suivi de près.

Si chaque abonné concrétisait son enthousiasme par une modeste contribution au projet et un relais de la campagne, nos chances de succès s’en trouveraient très fortement démultipliées. 👐 La plateforme est pour vous, la décision de la mettre en œuvre aussi !
Sur Ulule, c’est 15 000€ ou rien, et nous avons misé tapis ! Suivez-nous et LabFilms suivra. It’s now or never comme dirait Jon Bon Jovi. 😎

De notre côté, nous y croyons dur comme fer car nous savons la qualité de notre proposition, et continuons à nous activer sur tous les terrains pour pousser la campagne toujours plus loin. Pas un jour sans un don jusqu’à présent, même si le rythme reste encore trop bas.

Timothée, président de LabFilms, en intervention sur RBS

Bousculons la manière de faire du cinéma !

Après l’entretien avec les DNA, nous sommes intervenus la semaine dernière à la radio pour parler de LabFilms. Vous avez manqué ça ? Retrouvez le podcast de l’intervention du président de l’association dans l’émission Cité Cultures sur RBS.

Mais ces derniers jours, nous avons surtout enchaîné les rendez-vous et les prises de contacts avec de nombreux créateurs du web et du cinéma autoproduit pour parler du projet et fédérer autour de la future plateforme.

Nos dernières rencontres : Paul Saïsset, de l’équipe du film autoproduit le plus en vogue de l’année Paris est une fête et Pierre Filmon, cinéaste indépendant français passé par Cannes très récemment avec son film Close Encounters with Vilmos Zsigmond. Des gens qui brisent les lignes du cinéma traditionnel et qui sont particulièrement réceptifs aux initiatives comme la nôtre. Ces rencontres nous font sentir la montée actuelle d’une vague créative partant d’en bas et qui bouscule la manière de faire des films en France.

Cette vague créative, vous pouvez en faire partie ! LabFilms est justement là pour la faire grandir et a besoin de votre soutien aujourd’hui pour pouvoir vous aider directement par la suite.

La voie est bien ouverte, allons jusqu’au bout ensemble !
Nous comptons sur votre soutien pour faire vivre la création audiovisuelle indépendante !

On vous adresse un immense merci, et l’on vous dit à très bientôt !
 

Toute l’équipe LabFilms

LabFilms lance sa campagne de crowdfunding ! 🏁 – L’édito de la newsletter #6

Nous vous en parlons depuis des mois, nous y travaillons depuis plus longtemps encore, mais c’est maintenant que l’avenir du projet LabFilms se joue véritablement !

Nous lançons aujourd’hui une grande campagne de financement participatif pour entamer enfin le développement informatique de la plateforme. Un tel projet nécessite des financements importants, et nous avons fixé un objectif minimum de 15 000€ pour compléter la collecte. Si nous ne l’atteignons pas, nous ne toucherons rien. C’est quitte ou double pour LabFilms !

15 000€, c’est le montant minimal pour pouvoir démarrer sérieusement la construction informatique de l’interface. Dans le même temps, la confiance générée par une telle levée de fonds auprès des particuliers faciliterait grandement l’obtention de subventions complémentaires. C’est un élément déclencheur indispensable.
Pour mieux comprendre la stratégie budgétaire, rendez-vous directement sur notre page Ulule.


Nous avons créé ce projet dans un but non-lucratif, pour répondre à une difficulté qui se posait à nous à la sortie de nos études, comme à de nombreux autres passionnés de création audiovisuelle : rencontrer des collaborateurs, acquérir de l’expérience pratique, et développer un réseau.

Nous avons investi énormément de temps personnel, mais également une quantité non négligeable d’argent (création du design de l’interface, frais de communication…), dans le but de créer un outil numérique commun à même de faciliter la pratique audiovisuelle amateure et pré-professionnelle de très nombreuses personnes.

Cette campagne de crowdfunding est un test et un pari. Nous savons que la demande est forte pour une telle plateforme. Nous faisons aujourd’hui le pari que le projet suscitera suffisamment d’intérêt pour inciter ses futurs utilisateurs à contribuer à son financement.
LabFilms a besoin de trouver son public maintenant, pour pouvoir exister sur la durée. Un public prêt à s’engager en amont pour assurer la réussite d’un projet durable auquel il croit.

Nous croyons nous-mêmes profondément en ce projet et n’avons besoin que d’une chose : que vous y croyiez aussi ! C’est pourquoi nous sollicitons aujourd’hui votre contribution personnelle.

Bien qu’Internet nous berce d’une illusion de gratuité, toute chose à un coût. Plus ce coût est partagé, plus le service que vous utilisez vous appartient.

Wikipédia existe parce que des millions de donateurs le soutiennent. Facebook et Google, parce qu’ils monétisent vos données personnelles. LabFilms – à sa mesure – relève du premier modèle, celui du don, ou plus exactement de la cotisation pour accéder à une ressource partagée, à un outil commun qu’il faut bien bâtir et entretenir. Partageons le coût de LabFilms, afin de le posséder ensemble !

Même si le résultat économique est similaire, nous n’exigeons donc pas de vous que vous payiez un accès, mais nous vous demandons de bien vouloir cotiser pour l’existence d’une ressource partagée. Ce n’est pas la même approche ni la même philosophie : la mutualisation est préférée à la privatisation.
Le partage implique de fait une contribution personnelle, et c’est à travers elle que LabFilms pourra exister et s’épanouir, grâce à la volonté de son public bénéficiaire.

Si, tout comme nous, vous souhaitez LabFilms, aidez-nous à le faire naître !

Si vous n’avez pas les moyens de contribuer financièrement, vous pouvez malgré tout nous fournir une aide précieuse en diffusant la campagne le plus largement possible.

Nous vous remercions immensément pour votre aide et espérons voir cette belle aventure se concrétiser avec vous !

Nous vous tiendrons très informés tout au long de la campagne, restez connectés et partagez autour de vous !

A très bientôt,

Toute l’équipe LabFilms
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